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reliefweb - 10 days ago

Chad: Tchad Bulletin Humanitaire Numéro 05 | Décembre 2018

Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Chad, Sudan
FAITS SAILLANTS • L’Union européenne a organisé un atelier sur l’approche humanitaire-développement du 4 au 5 décembre à N’Djamena. • Le Sous-Secrétaire Général des Nations Unies aux Affaires Humanitaires et l’Administrateur du PNUD étaient en mission à N’Djamena du 6 au 7 octobre. • Le Coordonnateur Résident des Nations Unies et Coordonnateur Humanitaire a lancé à Yakou la première distribution d’articles ménagers essentiels en faveur des déplacés internes arrivés en 2017. L’Union européenne et l’opérationnalisation du nexus humanitaire-développement L’Union européenne a organisé du 4 au 5 décembre à N’Djamena, un atelier sur le nexus humanitaire-développement au moment où le Tchad expérimente la nouvelle façon de travailler, destinée à booster le développement du Tchad tout en réduisant les besoins humanitaires. Selon l’Union européenne, les approches classiques du continuum ne marchent pas suffisamment bien. Il faut non seulement faire les choses en même temps mais aussi savoir passer de l’approche crise-relèvement rapide-résilience à l’approche humanitaire-développement de façon fluide. De plus, l’incertitude et l’impossibilité de planifier dans des contextes incertains appellent à un travail sur des multi-scenarii et des approches innovantes. C’est ce que l’UE cherche à intégrer désormais. Mais la grande difficulté est de savoir où aller : vers le développement ou l’humanitaire en raison de crises inattendues (crises alimentaires, épidémie de choléra, violence liée aux conflits armés) ? Lors de l’atelier, des réflexions ont été menées autour de quelques enjeux dont la flexibilité des interventions vu le contexte incertain ainsi que la synergie des interventions entre les acteurs. Un autre enjeu concerne les mécanismes de suivi et de pilotage. La temporalité du rapportage ne correspond pas à la réalité des besoins en informations pour le pilotage. Il est donc nécessaire de développer des outils de pilotage. Quelques leçons clés ont été retenues après restitution des groupes de travail et des actions requises du gouvernement et de certains bailleurs. En ce qui concerne le gouvernement, il est urgent de trouver un ancrage institutionnel pour assurer la durabilité des actions mises en œuvre dans le cadre du nexus humanitaire-développement. Cet ancrage doit être renforcé à travers l’implication des acteurs étatiques. Pour ce qui est des bailleurs de fonds, il est nécessaire de parvenir à une flexibilité des mécanismes de financement pour faciliter l’agilité des acteurs en cas de modification du contexte. Les acteurs doivent être agiles dans la combinaison des instruments mais aussi au sein de chaque instrument. La nécessité de créer des fonds dédiés à la résilience et à la transition a également été évoquée, afin de permettre une approche moyen-terme qui bénéficierait de la même flexibilité que les fonds d’urgence. Quelques difficultés liées à la programmation conjointe ou intégrée Une des difficultés concerne les règles de concurrence dans les appels à soumission de projets, qui sont complexes pour les acteurs de développement et ne permettent pas d’avoir une double programmation cohérente et unifiée dans le temps. Un autre défi rapporté est que les acteurs humanitaires travaillent sur la base de besoins identifiés et non forcément sur les priorités nationales. Il est alors difficile de s’assurer de la mise en œuvre d’une programmation mixte qui ne nuise pas à l’espace humanitaire et aux principes humanitaires. Un autre défi concerne la problématique de la détérioration sévère des infrastructures dans le cadre des crises prolongées. C’est un frein quand la situation évolue positivement. Il faut remettre en état les attributs de l’Etat et de sa gouvernance. Le nexus doit donc s’accompagner de l’amélioration de la gouvernance redevable et participative afin d’éviter la corruption, notamment dans la gestion des plans. Une bonne nouvelle néanmoins, les ONG sont favorables à l’approche nexus. Certaines ont des mandats qui couvrent à la fois l’humanitaire et le développement et opèrent dans une même zone. Cela leur permet de combiner les approches, et dans le cadre des programmations pluriannuelles d’ajuster les plans même si les bailleurs sont différents. La programmation anticipative avec les bailleurs est très positive et à renforcer. Il est donc important d’arrêter la dichotomie entre acteurs humanitaires et de développement car ce sont les mêmes acteurs dans la majorité des cas. C’est une opportunité qu’il faut saisir et voir comment les bailleurs peuvent soutenir ces acteurs qui agissent en fonction des financements reçus attribués soit à l’action humanitaire soit au développement. Enfin, parmi les recommandations de l’atelier, les questions du capital humain, de la formation et de l’éducation sont fondamentales pour réussir une réponse intégrée humanitaire et développement. Il a également été proposé de mettre à jour et d’enrichir la boîte à outils en faveur du nexus humanitaire-développement.

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