Sunday 24 March 2019
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reliefweb - 1 month ago

Haiti: HAÏTI : crise sociale - Rapport de situation No.1 révisé (17 février 2019)

Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Haiti
Ce rapport est consolidé par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Haïti sur la base des informations partagées par les partenaires humanitaires. Le rapport couvre la période du 07 au 17 février 2019 (il complète et remplace le rapport daté du 16 février). Faits saillants • Les mouvements sociaux paralysent Haïti depuis le 07 février. • La situation, caractérisée par des manifestations, des violences ciblées, des blocages de route et des tirs sporadiques, crée des difficultés d’approvisionnement en biens et services essentiels et des pénuries de carburant, de gaz et d’électricité qui impactent l’accès des populations aux besoins vitaux tels que la nourriture, l’eau et la santé. • Les acteurs humanitaires se mobilisent pour appuyer le Gouvernement haïtien si nécessaire afin de répondre aux besoins des plus vulnérables affectés par la crise. • Les besoins les plus pressants sont la restauration ou le maintien de l’accès à l’eau, et le soutien aux structures de santé ou celles accueillant des enfants ou autres personnes vulnérables et aux centres de détention. Aperçu de la situation Haïti est paralysée depuis le 07 février par une crise politico-sociale qui touche tout le pays. Des manifestations anti-gouvernementales quotidiennes parfois violentes affectent la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les principales villes du pays. Les violences lors des manifestations ont causé des pertes humaines et des dizaines de blessés dans tout le pays. L’Hôpital de la Paix (l’un des deux hôpitaux de référence de Port-Au-Prince) soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF) a reçu 12 blessés provenant principalement de Martissant (zone métropolitaine de Port-au-Prince) depuis le début de la crise, majoritairement des cas de blessures par balle. Les blocages des routes, les manifestations et les dommages à certaines infrastructures, mairies, stationsservices, banques et marchés (le marché de la Croix-des-Bossales à Port-au-Prince a brulé) ont entrainé l’arrêt partiel ou total des activités économiques (marchés, transports, banques, magasins…) et impactent sérieusement le fonctionnement des services publics comme les hôpitaux, les maisons d’enfants, les prisons ou encore les services de distribution d’eau, de gaz, de carburant et d’électricité. Les écoles du pays ont été totalement fermées depuis le début de la crise, ce qui risque de compromettre la validation de l’année scolaire si la situation perdure. Plusieurs hôpitaux ont alerté l’opinion publique sur leurs difficultés d’approvisionnement en intrants, médicaments, carburant, eau, oxygène et ressources humaines, et certaines prisons font face à des ruptures de stocks de nourriture ou d’eau, de même que des maisons d’enfants. Des cas de décès maternels évitables ont déjà été signalés dans certaines localités où en 2018 aucun décès n’avait été enregistré. De nombreuses stations essence sont fermées et des pénuries de gaz (propane) sont à noter. La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) manque de carburant pour approvisionner les réseaux d’eau du pays. La logistique constitue un défi majeur. Les blocages complets de routes et l’insécurité persistante créent des contraintes d’accès majeures pour les acteurs humanitaires, notamment pour accéder aux départements ou en sortir. Jusqu’au 15 février, la route nationale 2, principale voie d’accès au Sud du pays, et la route soleil 9 conduisant à la route nationale 1 qui permet d’accéder au Nord du pays, étaient toujours bloquées. Des barrages continuaient également d’être signalés aux Cayes, à Port-Salut, à Grand-Goave, à Petit-Goave, à Jacmel, à Léogane, à Raboteau, à Ennery, à Gressier, à Saint-Marc, autour des aéroports de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien et dans la zone frontalière avec la République dominicaine, notamment à Ouanaminthe. Des barrages sont toujours enregistrés à Mirebalais, Cabaret, Arcahaie et Verrettes. Les douanes portuaires et aéroportuaires sont encore fermées, bloquant les entrées et sorties de stocks. Des intrants médicaux (vaccins notamment) sont ainsi bloqués et risque de périmer et d’être perdu si rien n’est fait. Les transporteurs privés ont interrompu leurs activités. Des véhicules des Nations Unies ont reçu des jets de pierre et de nombreuses ONG et personnels de santé sont dans l’incapacité de se déplacer par la route en raison de l’insécurité. Dans ce contexte, la communauté humanitaire et la société civile rapportent les difficultés grandissantes des populations vulnérables pour accéder aux besoins vitaux, notamment la nourriture, l’eau et les services de santé. La crise actuelle aggrave la situation et le fonctionnement déjà précaire des structures essentielles et services de base ou révèle leur grande fragilité. Des demandes d’assistance humanitaire ont été émises par des maisons d’enfants, des hôpitaux publiques et privés, des maternités et des prisons afin de répondre aux besoins vitaux immédiats des plus vulnérables. De plus, les opérations humanitaires en cours dans le pays sont largement restreintes ou interrompues et les distributions auprès des structures publiques impactées par la crise sont extrêmement limitées.


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