Wednesday 24 April 2019
Home      All news      Contact us     
reliefweb - 28 days ago

Central African Republic: Rapport Spécial - Mission FAO/PAM d évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire en République centrafricaine (21 mars 2019)

Source: World Food Programme, Food and Agriculture Organization of the United Nations Country: Central African Republic
FAITS SAILLANTS Le 6 février 2019, un accord politique pour la paix et la réconciliation a été officiellement signé à Bangui entre le Gouvernement et 14 groupes armés. La situation de la sécurité alimentaire reste préoccupante en République Centrafricaine. Selon les résultats de l’ENSA 2018, 2.1 millions personnes sont situation d’insécurité alimentaire dont plus de 320 000 personnes (7 pour cent de la population) en état d’insécurité alimentaire sévère. Par rapport à l’enquête réalisée en 2017, l’insécurité alimentaire dans le pays s’est détériorée de 5 points de pourcentage, passant de 45 à 50 pour cent. La production vivrière en 2018 est estimée à un peu plus de 1 000 000 de tonnes, soit environ 3 pour cent de moins que 2017 et mais dépassant d’environ 18 pour cent la moyenne sur cinq ans (2013-2017). Ce résultat global favorable est dû à une production de maïs et de manioc supérieure d #39;environ 27 et 21 pour cent, respectivement, par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les superficies plantées en manioc et semées en maïs sont supérieures à la moyenne des cinq dernières années. La FAO, le PAM et les ONG partenaires ont fourni un appui à la production végétale à plus de 50 000 ménages vulnérables dans tout le pays, à travers l’assistance alimentaire et la distribution de semences et d’outils. Sur la base des estimations de la Mission, les prévisions des besoins d #39;importation de céréales pour l #39;année commerciale 2018/19 se montent à environ 62 000 tonnes. Considérant que les importations commerciales pourraient atteindre 23 000 tonnes, le déficit céréalier non couvert est estimé à environ 39 000 tonnes. Le secteur de l #39;élevage a été dévasté par le conflit. De nombreux éleveurs ont perdu du bétail à cause des pillages, des vols et des agressions perpétrées par des groupes armés. Cela a gravement perturbé le système de production et de commercialisation du bétail depuis le début de la crise (fin 2012) jusqu #39;à nos jours. En décembre 2018, la plupart des prix des produits alimentaires dans le pays étaient supérieurs à leurs niveaux de l #39;année précédente, principalement en raison de l #39;insuffisance de l #39;offre. Des contraintes sécuritaires importantes entravent encore les circuits de production et de commercialisation. Le conflit persistant continue de provoquer des mouvements de population dans le pays et dans les pays voisins. La majorité de la population déplacée vit dans des familles d #39;accueil (plus de 412 000 personnes), tandis que l #39;autre partie réside dans des sites pour personnes déplacées. L’enquête démontre une baisse importante d’accessibilité aux champs en 2018 (71 pour cent) comparée à l’année 2015 (81 pour cent). Environ 37 pour cent des ménages ont recours aux stratégies d’épuisement d’actifs (d’urgences ou de crise) tandis qu’un tiers des ménages ont dû céder une partie de leurs biens productifs pour s’approvisionner en produits alimentaires. Le niveau d’insécurité alimentaire sévère a toutefois diminué. Alors qu’il était de 15 pour cent en 2015, il s’élevait à 7 pour cent en 2018. En revanche, le niveau d’insécurité alimentaire modéré a pour sa part augmentée de 35 à 43 pour cent sur la même période. Ces niveaux élevés d #39;insécurité alimentaire continuent d #39;être imputables aux effets cumulatifs des affrontements intercommunautaires, aux déplacements récurrents de population et à la longue période d #39;épuisement des actifs qui ont contribué à une production inférieure à la moyenne d’avant la crise. Le Gouvernement doit en collaboration avec les acteurs humanitaires et de développement continuer à appuyer l’accès immédiat aux aliments, la relance des activités agricoles et pastorales en vue de créer des emplois et de renforcer la sécurité alimentaire, surtout pour les femmes et les jeunes. Il est recommandé le renforcement de l #39;ICASEES des statistiques agricoles et la mise en place d #39;un système d #39;information et d #39;alerte rapide sur la sécurité alimentaire afin de générer des données nécessaires pour assureur suivi constant de la situation et une intervention rapide.


Latest News
Hashtags:   

Central

 | 

African

 | 

Republic

 | 

Rapport

 | 

Spécial

 | 

Mission

 | 

évaluation

 | 

récoltes

 | 

sécurité

 | 

alimentaire

 | 

République

 | 

centrafricaine

 | 
Most Popular (6 hours)

Most Popular (24 hours)

Most Popular (a week)

Sources