Sunday 20 September 2020
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reliefweb - 1 month ago

CAR: ASA et la résilience des victimes d’incidents de protection dans la Basse Kotto

Country: Central African Republic Source: Afrique Secours et Assistance Please refer to the attached file. La crise humanitaire que connait la R publique de Centrafrique, est fortement li e la d gradation de l environnement s curitaire. Les affrontements entre groupes arm s entrainent des d placements massifs des populations, qui abandonnent tout pendant la fuite et se retrouvent dans un contexte de vuln rabilit sans pr c dent. Dans la pr fecture de la Basse-Kotto, les affrontements entre groupes arm s dont les plus intenses ont t enregistr s en 2018, ont entrain le d placement de 53,089 personnes. Jusqu pr sent, l environnement s curitaire reste toujours fragile. Le monitoring de protection men par Afrique Secours et Assistance (ASA) avec les fonds humanitaires dans la r gion de la Basse-Kotto depuis fin 2019, a permis de rapporter 438 incidents de protection, dont les principaux sont 62% les cas de violence bas es sur le genre, et 10% les cas de violation du droit la vie et l int grit physique. Les femmes et les enfants sont les personnes les plus touch es par les incidents, et l impact de la pr carit de l environnement de protection, se fait ressentir sur le plan social en raison du r le important que joue la femme dans la soci t . Dame Sylvie[1], est une ancienne commer ante, aujourd hui d plac e, elle est originaire de la localit de Mboma. Elle a trouv refuge Mobaye dans une famille d accueil apr s avoir t victime, elle et sa famille, de graves violations des droits de l homme dans sa localit d origine en 2018. Sa vie a bascul depuis lors, et sa vuln rabilit est devenue extr me. Aujourd hui g e de 47 ans, elle se souvient encore des atrocit s qu elle a v cues. Mes trois gar ons ont t tu s sous mes yeux par des hommes en arme alors que nous fuyions Mboma au moment des affrontements, et j ai par la suite t tortur e, rou e de coup, avant d tre laiss e pour morte. Je garde toujours les s quelles sur mon corps explique Dame Sylvie. Elle pr sentait un traumatisme motionnel apparent important lorsqu elle a rencontr pour la premi re fois l agent psychosocial, sur orientation des moniteurs de protection. Son traumatisme la rendait incapable de se prendre en main, et cette situation a m me entrain son rejet par sa famille d accueil environ deux semaines avant qu elle ne soit prise en charge par ASA. Dame Sylvie a b n fici des s ances d coute et de conseil au sein du centre d coute rendu fonctionnel par l organisation dans la localit de Mobaye depuis fin f vrier 2020. Elle a, en plus, b n fici d un appui mon taire pour lui permettre de mener une petite activit commerciale afin de devenir plus r siliente. Elle a donc obtenu une place d talage au march de Mobaye pour son commerce de denr es alimentaires, et ses revenus lui permettent aujourd hui de couvrir ses besoins de premi re n cessit . Le soutien psychosocial re u et son occupation due son activit commerciale lui ont redonn go t la vie. A l instar des services octroy s Dame Sylvie, ce sont 285 femmes/filles victimes de violation des droits de l homme ou risques, qui b n ficient des services du centre d coute. Elles font objet d coutes, de documentations, de conseils, de suivis et de r f rencements selon la sp cificit de leur cas. Elles sont inform es sur les services existant au plan local travers divers autres partenaires et services tatiques, et sont orient es selon leurs souhaits tout en respectant leur dignit et la confidentialit . 230 femmes et filles vuln rables et risques de Violence Bas es sur le Genre (VBG) ont d j b n fici de kits de dignit . 5 712 personnes ont t sensibilis es sur le respect des droits humains, et 3 801 personnes ont directement t touch es par des sensibilisations sur les risques de VBG dans la r gion. Afin d optimiser la remont e des informations sur les violations des droits de l homme dans la Basse-Kotto, ASA a mis en place huit m canismes de protection dont le fonctionnement est essentiellement bas sur les comit s de protection et comit s VBG mis en place et redynamis s. Ils permettent d alimenter les plaidoyers, travers les rapports d analyse de la situation de protection qui sont partag s la communaut humanitaire mensuellement. [1] Nom anonyme, afin de ne pas exposer la victime.


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