Thursday 1 October 2020
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reliefweb - 2 month ago

World: Conseil de sécurité: la COVID-19 considérée à la fois comme un danger et une chance pour la consolidation de la paix

Countries: Afghanistan, Democratic Republic of the Congo, Mexico, Nigeria, World Source: UN Security Council SC/14275 Le Secr taire g n ral de l ONU a pr venu, aujourd hui, au Conseil de s curit , que la pand mie de COVID-19 risque d exacerber les conflits et d en faire na tre d autres et on doit la ma triser, a ajout son pr d cesseur, pour en faire le portail d un monde plus radieux . La COVID-19 est une trag die humaine, mais les choix que nous faisons peuvent en att nuer l impact , a d clar M. Ant nio Guterres qui a identifi trois dangers majeurs, citant tout d abord l rosion de la confiance de l opinion publique qui a le sentiment que les autorit s g rent mal la crise, manquent de transparence ou favorisent leurs alli s politiques. Le Secr taire g n ral a aussi cit la d stabilisation de l ordre conomique international, s avouant particuli rement pr occup par l aggravation des vuln rabilit s socio conomiques, compte tenu d une crise conomique mondiale sans pr c dent . Sans une action concert e, les in galit s, la pauvret dans le monde et le risque d instabilit et de violence pourraient empirer pendant des ann es , a-t-il pr venu. Enfin, le Secr taire g n ral s est inqui t de la d gradation du tissu social, relevant que dans de nombreux pays, la COVID-19 a servi de pr texte pour r primer brutalement des manifestations pacifiques. Apr s s tre r uni en personne hier, le Conseil de s curit est revenu aux r unions virtuelles qu il privil gie depuis la pand mie de Covid-19, gr ce un syst me de visioconf rence sp cialement con u pour le Conseil. Les 15 membres se sont tous exprim s, apr s les interventions de l ancien Secr taire g n ral de l ONU, membre du Conseil des sages et Fondateur du Center for Global Citizens , M. Ban Ki-moon, et de la Directrice du Center on International Cooperation Mme Sarah Cliffe. Cette derni re a signal , par exemple, que le choc conomique actuel, le plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale et le plus tendu depuis 1870, risque de provoquer une contraction de la croissance mondiale de 5 6%, sachant qu un taux de 5% peut augmenter de 50% les risques d un conflit. Nous sommes confront s un choc sanitaire et conomique extr me qui doit tre qualifi de risque pour la consolidation de la paix , a pr venu la sp cialiste. D ailleurs la Commission de la consolidation de la paix a t fermement appuy e par l ancien Secr taire g n ral de l ONU qui a estim qu elle devrait s inspirer de son travail pendant l pid mie d Ebola, en 2014, et am liorer son fonctionnement dans certains domaines clefs, comme la sensibilisation la situation de certains pays, l offre d un appui int gr et une meilleure compr hension des contextes et des priorit s de tel ou tel pays. Une occasion g n rationnelle se pr sente l ONU pour contribuer reconstruire en mieux. Il faut, a encourag M. Ban Ki-moon, ma triser cette pand mie pour en faire le portail d un monde plus radieux , au risque de laisser la trag die d occasions manqu es intensifier le d s uvrement et la radicalisation dans les soci t s fragiles. M. Ban a toutefois d plor les mois gaspill s avant l adoption de la r solution 2532 (2020), compte tenu des d saccords sur le contenu m me du texte. Cela, a-t-il avou , affaiblit le message que le Conseil de s curit doit envoyer toutes les parties bellig rantes: le moment est venu de confronter notre ennemi commun. La d cision tardive du Conseil a galement aggrav les situations volatiles, dans le contexte de la lutte contre la COVID-19, a-t-il ajout , alertant que l impact de la pand mie sur les situations de conflit est bien pire qu on ne le pensait . La France a appel la mise en uvre collective, int gr e et coordonn e de la r solution 2532, y voyant une tape cruciale car le texte met en lumi re la responsabilit collective et l unit face cette crise sans pr c dent. Elle a galement soulign que l un des l ments clefs de la stabilit des pays en situation de conflit est la r silience de leurs syst mes de sant . Il faut, a-t-il estim , conforter l Organisation mondiale de la Sant (OMS) dans son r le normatif, d alerte et de coordination. Cela n exclut pas, le temps venu, de tirer les le ons de la gestion de la crise actuelle et d engager les r formes n cessaires, a pr cis la France. En attendant, la course aux vaccins contre la COVID-19 a t d nonc e par la Ministre des affaires trang res de l Indon sie. Mme Retno L.P. Marsudi a dit craindre la mise hors-jeu des pays touch s par les conflits. La Chine a d ailleurs affirm qu une fois disponible, le vaccin chinois sera un bien public mondial . Elle a galement exhort les pays concern s admettre les cons quences humanitaires de leurs sanctions unilat rales et les lever, une position partag e par la F d ration de Russie qui y a vu une urgence . Elle a aussi sugg r que la Commission de consolidation de la paix (CCP) contribue mobiliser un soutien financier pour renforcer les syst mes de sant nationaux d bord s. Quant au Conseil de s curit , il doit, selon le Ministre des affaires trang res de l Allemagne, M. Niels Annen, doter les op rations de paix et les missions politiques sp ciales de l ONU d un mandat et de moyens leur permettant de relever les d fis directs et indirects de la pand mie. Son homologue de l Estonie, M. Urmas Reinsalus, a acquiesc : Discuter de la fa on dont les op rations de paix pourraient adopter des approches plus sensibles la pand mie fait partie de l quation . La Section des communiqu s de presse ne couvre que les d clarations faites en visioconf rence dont les textes ont t transmis temps par la Division des affaires du Conseil de s curit . M. ANT O NIO GUTERRES, Secr taire g n ral de l ONU, a pr venu que la pand mie de COVID-19 menace non seulement les gains durement acquis du d veloppement et de la consolidation de la paix, mais risque galement d exacerber les conflits et d en faire na tre d autres. Tout cela, a-t-il dit, signifie que notre engagement maintenir la paix est plus urgent que jamais. Les d fis que repr sente cette pand mie souligne comme jamais auparavant l imp ratif d apporter des r ponses coh rentes, multidimensionnelles et fond es sur plusieurs piliers, s inscrivant dans la logique des objectifs de d veloppement durable. M. Guterres a identifi trois dangers majeurs. Il a tout d abord parl de l rosion de la confiance de l opinion publique qui a le sentiment que les autorit s g rent mal la crise, manquent de transparence ou favorisent leurs alli s politiques. Le Secr taire g n ral a ensuite cit la d stabilisation de l ordre conomique international, s avouant particuli rement pr occup par l aggravation des vuln rabilit s socio conomiques, compte tenu de la crise conomique mondiale sans pr c dent . Sans une action concert e, les in galit s, la pauvret dans le monde et le risque d instabilit et de violence pourraient empirer pendant des ann es, a-t-il pr venu. Enfin, le Secr taire g n ral s est inqui t de la d gradation du tissu social, relevant que dans de nombreux pays, la COVID-19 a servi de pr texte pour r primer brutalement des manifestations pacifiques. En outre, au moins 23 pays ont report les lections nationales ou des referenda. Malgr ces probl mes, a poursuivi M. Guterres, la pand mie cr e galement des perspectives de paix. Les gouvernements et les groupes arm s dans le monde ont r pondu favorablement l appel au cessez-le-feu mondial, m me si la pand mie n a pas r ellement pouss les parties suspendre les hostilit s ou s accorder sur des cessez-le-feu permanents. L adoption, le mois dernier, de la r solution 2532 (2020) est un pas dans la bonne direction, mais il faut faire beaucoup plus pour traduire ces avanc s en actes concrets sur le terrain, a-t-il dit. Le Secr taire g n ral a soulign que la riposte la pand mie doit tenir compte des conflits, notamment s appuyant sur une analyse multidimensionnelle de l impact de cette pand mie sur les causes sous-jacentes de ces conflits. Il a aussi insist sur l importance d une participation largie, au moment de concevoir la r ponse humanitaire et de d veloppement aux pand mies. Il faut, s est-il expliqu , trouv les moyens d impliquer plus activement les groupes de femmes qui, a-t-il affirm , jouent un r le central dans l instauration de la paix au niveau communautaire. Maintenir la paix n cessite aussi l adoption d une approche int gr e et coh rente reposant sur la collaboration entre les acteurs de l humanitaire, du d veloppement et de la paix. Les probl mes humanitaires doivent tre r gl s de mani re globale et en cela, le Liban est un bon exemple. Des partenariats encore plus solides doivent tre tablis avec les gouvernements, les organisations r gionales et sous r gionales, le secteur priv et la soci t civile, a-t-il enchain . Il faut veiller ce que les institutions financi res internationales fassent du maintien de la paix leur priorit et un l ment central des strat gies de rel vement apr s la COVID-19. La collaboration du Conseil de s curit avec la Commission de consolidation de la paix est critique, a martel le Secr taire g n ral. M. Guterres a aussi appel plus de souplesse et l adaptation des approches aux besoins de consolidation de la paix, dans le contexte de la pand mie. Le Fonds pour la consolidation de la paix a identifi de nouveaux domaines mais que les demandes sont toujours sup rieures l offre. Nous esp rons, a expliqu le Secr taire g n ral, approuver le versement d une somme de 210 millions de dollars pour financer des projets cette ann e, mais c est encore loin du saut quantique qu il a appel de ses v ux. Le Secr taire g n ral a aussi indiqu que face la flamb e mondiale de violence contre les femmes et les filles, la Spotlight Initiative a r affect quelque 20 millions de dollars la riposte contre la COVID-19. Mais ce n est qu une fraction de ce qui est n cessaire pour lutter contre cette pand mie de l ombre , s est-il inqui t , notant que la violence fond e sur le sexe mine les efforts de paix durable. La COVID-19 est une trag die humaine, mais les choix que nous faisons peuvent en att nuer l impact. Des r ponses multidimensionnelles, coordonn es et sensibles aux conflits, ainsi que des approches pan-sociales sont plus que jamais essentielles, a insist le Secr taire g n ral. Il est vraiment tonnant qu en r ponse cette pand mie, le monde soit parvenu placer des milliards de personnes en confinement, boucler les fronti res, suspendre le commerce et les migrations et fermer temporairement toute une gamme d industries, mais il n a pas r ussi imposer une tr ve dans les conflits arm s . L ancien Secr taire g n ral de l ONU et membre du Conseil des sages, M. BAN KI-MOON, qui a tenu ses propos, a salu l adoption de la r solution 2532, mais en d plorant les mois gaspill s cause de d saccords sur le contenu m me du texte. Cela, a-t-il avou , affaiblit le message que le Conseil de s curit doit envoyer toutes les parties bellig rantes: le moment est venu de confronter notre ennemi commun. La d cision tardive du Conseil a galement aggrav les situations volatiles, dans le contexte de la lutte contre la COVID-19: l impact de la pand mie sur les situations de conflit est bien pire qu on ne le pensait. Les efforts en cours dans le monde pour consolider la paix sont compromis et les avanc es r alis es en termes de paix et de s curit risquent d tre invers s, s est inqui t l ancien Secr taire g n ral. La pand mie exerce aussi une norme pression sur les E tats et certains voient l occasion de multiplier les attaques, notamment Boko Haram et d autres groupes au Nig ria, les gangs violents en RDC ou encore les cartels de la drogue au Mexique. M. Ban a rappel que le Programme alimentaire mondiale (PAM) a alert du risque croissant de famine dans les zones de conflit, notamment au Sahel o plus de 50 millions de personnes pourraient faire face une crise alimentaire en raison des conflits et de la COVID-19. L impact humanitaire est tout simplement consternant , s est alarm l ancien Secr taire g n ral qui a pr venu que les groupes militants recrutent plus facilement lorsque les jeunes d sesp rent de trouver un gagne-pain. Save the Children a averti que 10 millions d enfants risquent de ne jamais retrouver le chemin de l cole. Cette trag die d occasions manqu es intensifiera le d s uvrement et la radicalisation dans les soci t s fragiles, a-t-il pr dit. M. Ban a rappel l adoption historique , en 2016, par le Conseil de s curit et l Assembl e g n rale, des r solutions conjointes sur la consolidation de la paix, ax es sur l importance de donner la priorit la pr vention, de r pondre aux causes sous-jacentes des conflits et de concevoir des directives strat giques long terme. Il s est dit convaincu que ces enseignements peuvent tre appliqu s la riposte la COVID-19. M. Ban a estim que la riposte de l ONU doit viser les sch mas d exclusion syst matiques et les autres causes sous-jacentes des conflits, et renforcer les capacit s socio conomiques des communaut s et populations. Cette crise, a t-il encourag , devrait nous pousser bouleverser nos priorit s et changer notre compr hension des menaces et des valeurs qui comptent vraiment. L ancien Secr taire g n ral a plaid pour que l on comble le foss dans la protection sociale. Si la crise de la COVID-19 limite les activit s de consolidation de la paix de l ONU, elle repr sente n anmoins une chance de promouvoir une r flexion approfondie sur les menaces mergeantes ces activit s, dont les pand mies, les in galit s et les changements climatiques. La Commission de consolidation de la paix devrait s inspirer de son travail pendant l pid mie d Ebola, en 2014, et am liorer son fonctionnement dans certains domaines clefs. L ancien Secr taire g n ral a cit la sensibilisation la situation de certains pays et l offre d un appui int gr . Il conviendrait galement de permettre aux acteurs de l ONU de cr er un espace politique et d identifier des points d entr es pour la consolidation de la paix gr ce une meilleure compr hension des contextes et des priorit s de tel ou tel pays. M. Ban a aussi voulu que l on accorde davantage d attention au r le des organisations r gionales dans la pr vention, la d tection pr coce et la r ponse aux conflits potentiels. La technologie num rique permettrait galement de rendre la consolidation de la paix plus inclusive, en rassemblant un plus large ventail d acteurs. Mais, a-t-il pr venu, cela ne pourra se faire que si l on trouve d urgence une solution la fracture num rique qui s est aggrav e depuis les mesures de confinement. M. Ban a ensuite jug que m me pendant la crise de COVID-19, l id al de la consolidation de la paix et l esprit qui sous-tend les r solutions jumelles sur l autonomisation des communaut s locales, des femmes et des jeunes, doit tre renforc . Mme SARAH CLIFFE, Directrice du Center on International Cooperation de l Universit de New York, a indiqu que la pand mie a mis nu les fragilit s dans tous les pays, que ce soient les syst mes de sant ou le tissu conomique, social et politique. Le choc conomique, le plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale et le plus tendu depuis 1870, ne fait que s amplifier, avec le risque qu il ne provoque une contraction de la croissance mondiale de 5 6%. Or, le taux de 5% est susceptible de faire augmenter de 50% les risques d un conflit. L experte s est aussi inqui t des obstacles pratiques l avancement des processus de paix et l organisation des lections. Les r unions physiques sont importantes pour renforcer la confiance et les n gociations inter-afghanes se sont d j heurt es des probl mes en raison de la COVID-19. Les diff rends lectoraux sont souvent l origine d un conflit. Or, la pand mie risque de les favoriser, compte tenu des difficult s contr ler les processus lectoraux. Reporter une lection est souvent la seule action responsable mais cela se traduira par une pression accrue pour des lections en 2021 et en 2022. Mme Cliffe s est galement dit pr occup e de la crise mondiale de la faim, puisque les gens n ont plus assez de revenus n cessaires pour acheter de la nourriture. Ce n est pas une question d acc s mais de revenus. Des flamb es de prix ont t constat es dans certaines zones de conflit. Or, le prix des denr es alimentaires est le facteur qu il faut surveiller pour valuer le risque d un conflit. Selon les pr visions de la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants diminueront de 110 milliards de dollars cette ann e, ce qui repr sente les deux tiers du montant de l aide publique au d veloppement (APD). Parmi les 10 pays qui d pendent le plus de ces flux, huit sont en situation de conflit ou post-conflit et trois sont toujours inscrits l ordre du jour du Conseil de s curit , savoir Ha ti, la Somalie et le Soudan du Sud. Mme Cliff a aussi point les in galit s d acc s la sant , les pays en d veloppement peinant se procurer des quipements de protection individuelle, des kits de d pistage et des m dicaments. Cela ne fait que creuser l cart dans la capacit enrayer la COVID-19. Cette situation sape la confiance et il faut craindre que l cart ne se creuse lorsqu un vaccin sera trouv . Les pays d velopp s font d j de la surench re, en commandant les vaccins par anticipation, et les pays en d veloppement n ont pas ce luxe. Mme Cliff s est attard e sur les perspectives positives pour la consolidation de la paix. Dans toutes les r gions, les sondages font tat d une demande sans pr c dent pour plus d action collective. Les populations r alisent, certes brutalement, pourquoi les gouvernements et la coop ration internationale existent: certaines crises ne peuvent tout simplement pas tre r solues par un seul pays. Mais ces bulles de confiance dureront moins d un an si aucune mesure n est prise. C est une occasion saisir, certes limit e dans le temps. S agissant de l appel au cessez-le-feu mondial du Secr taire g n ral, Mme Cliff a estim qu il est encore temps de renforcer la mise en uvre de la r solution 2532. Elle a appel le Conseil de s curit intervenir davantage aupr s des organisations r gionales et sous- r gionales pour faire retentir l appel. Ce qui tait au d part une crise sanitaire s est transform en crise conomique. A moins d une action mesur e, elle pourrait devenir une crise politique et s curitaire, a enchain Mme Cliffe. Elle a appel l ONU renforcer les capacit s nationales et la confiance entre les citoyens et les E tats. Par des approches sensibles aux conflits qui appuient la souverainet , l ONU peut aider les gouvernements faire face aux risques avant qu ils ne s aggravent, gr ce, par exemple, la surveillance infranationale des prix des denr es alimentaires, des investissements s rieux dans le bon d roulement des lections et la r duction des in galit s ou de la corruption dans le contexte de la riposte la COVID-19. Mme Cliffe a aussi appel investir dans la sant et assurer un acc s quitable aux vaccins. C est une pr occupation internationale car la pand mie nous a enseign que personne n est l abri tant que tout le monde n est pas l abri, a-t-elle dit. Pour ce faire, elle a plaid pour l augmentation des imp ts, en particulier pour tous ceux qui se seraient enrichis r cemment. Ces questions socio conomiques risquent de devenir des menaces la paix et la s curit internationales si elles ne sont pas r solues. Analyser ce facteur de risque ne veut pas dire que le Conseil de s curit doit diriger les activit s sanitaires ou conomiques. Mais nous sommes confront s un choc sanitaire et conomique extr me qui doit tre qualifi de risque pour la consolidation de la paix, a pr venu la sp cialiste. Mme RETNO LESTARI PRIANSARI MARSUDI, Ministre des affaires trang res de l Indon sie, a comptabilis au moins 69 pays qui, entre f vrier 2020 et aujourd hui, ont d cid de reporter leurs lections en raison de la crise de COVID-19, alors que pour certains d entre eux ce sont des l ments essentiels d un processus de paix. La consolidation de la paix et le maintien de paix sont ainsi devenus des t ches encore plus difficiles. La Ministre a alors pr sent trois points pour lutter au mieux contrer la pand mie. Premi rement, le maintien de la paix doit faire partie int grante de notre riposte globale cette pand mie, a-t-elle recommand en demandant de continuer soutenir ces pays en conflit pour qu ils adoptent une approche holistique de la crise sanitaire et de ses implications socio conomiques la paix et la s curit . Notre soutien devrait se concentrer sur le renforcement des capacit s et des ressources institutionnelles des pays touch s par les conflits. Elle a aussi conseill qu il faut d aborder l in galit d acc s aux soins de sant publique et aux traitements de la COVID-19 dans les pays touch s par les conflits. La Ministre a aussi d nonc la concurrence pour acqu rir le vaccin contre la COVID-19 qui carterait ces pays. Un environnement international favorable est galement important pour maintenir la paix pendant cette pand mie, y compris dans la r gion de l Asie du Sud-Est, a-t-elle ajout . Deuxi mement, a poursuivi Mme Marsudi, le maintien de la paix exige une synergie entre les travaux de tous le syst me des Nations Unies. L ONU devrait int grer une approche sensible aux conflits dans sa r ponse pand mique, a-t-elle sugg r ajoutant que le Conseil de s curit doit jouer son r le pour assurer l application int grale de la r solution 2532 (2020). La cessation globale des hostilit s et la pause humanitaire permettraient d apporter en temps opportun de l aide et des traitements contre la COVID-19 aux civils dans les conflits. Elle a aussi sugg r que la Commission de consolidation de la paix labore une strat gie globale des Nations Unies pour faire face aux cons quences long terme de la COVID-19. Troisi mement, s est inqui t e la Ministre, le dernier rapport du Secr taire g n ral sur la consolidation de la paix et le maintien de la paix a montr une diminution de la part de l aide publique au d veloppement consacr e la consolidation de la paix dans les pays touch s par les conflits. La majorit de ces pays sont maintenant confront s un choix difficile entre les d penses consacr es aux infrastructures de sant ou la consolidation de la paix, a fait remarquer Mme Marsudi. M. PHAM BINH MINH, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires trang res du Viet Nam, a dit que son pays avait r ussi contr ler la pand mie de COVID-19 assez t t, mais que la r mergence r cente du coronavirus au Viet Nam est un rappel brutal qu aucun pays ne peut gagner seul cette bataille. Lorsque la pand mie a frapp le Viet Nam, il nous a frapp s durement, a-t-il reconnu en constatant les normes pressions sur le syst me de sant et sur le d veloppement socio conomique. Elle a perturb tous les aspects de notre vie de mani re sans pr c dent et de fa on impensable. Personne ne peut imaginer le niveau de d vastation que cette pand mie peut apporter aux zones touch es par les conflits, a fait remarquer le Ministre en plaidant pour des solutions multidimensionnelles face une telle crise multidimensionnelle. Au niveau national, il a pr n une approche gouvernementale qui permette notamment de contr ler la pand mie et de renforcer les institutions ainsi que la confiance et la coop ration. Il a ajout qu un soutien particulier doit tre apport aux personnes les plus vuln rables dans les conflits et les crises sanitaires, en particulier les personnes g es, les femmes et les enfants, les personnes handicap es, les r fugi s et les personnes d plac es. A l chelle mondiale, a continu le Ministre, une menace comme la COVID-19 ne peut tre frein e qu en travaillant ensemble par le biais d efforts multilat raux. Le Viet Nam se f licite de l adoption de la r solution 2532 (2020) du Conseil de s curit et de l appel lanc par le Secr taire g n ral en faveur d un cessez-le-feu mondial imm diat et d une facilitation des activit s humanitaires. M. Minh a demand la lev e des sanctions qui peuvent saper la capacit des pays r pondre la pand mie de COVID-19. Maintenir la paix en p riode de pand mie peut avoir un grand impact m me avec les plus petites actions, pour gagner le c ur et l esprit de la communaut locale, a aussi dit le Ministre qui s est dit mu par l histoire d une Vietnamienne Casque bleu, en R publique centrafricaine, qui fabrique des masques pour aider prot ger ses coll gues soldats de la paix et les populations locales. Pour M. URMAS REINSALU, Ministre des affaires trang res de l Estonie, a tout d abord d nonc la r pression violente des manifestations pacifiques au B larus. Il a ensuite d clar qu il ne fait aucun doute que la pand mie de COVID-19 ajoute un fardeau suppl mentaire aux situations d j fragiles. Les pressions conomiques et sociales que fait peser la pand mie ainsi que ses cons quences sur les efforts de d veloppement peuvent agir comme multiplicateurs de menaces et exacerber les tensions existantes, a-t-il constat . Nous l avons d j vu dans la r gion du Sahel o des groupes extr mistes arm s et violents abusent cyniquement de la situation pour leur propre b n fice. Le Ministre a estim que les missions de maintien de la paix ont besoin de notre soutien constant pour continuer op rer pendant cette pand mie: elles doivent pouvoir ex cuter de leur mandat, promouvoir la r solution des conflits, soutenir les E tats h tes et prot ger les populations civiles. Discuter de la fa on dont les missions de maintien de la paix de l ONU pourraient adopter des approches plus sensibles la pand mie fait partie de l quation, a dit le Ministre Pour que la consolidation de la paix et le maintien des activit s de paix soient v ritablement durables, nous avons besoin d une volont politique et d une forte appropriation par les gouvernements et les communaut s locales, a pr n M. Reinsalu en recommandant aussi de faire en sorte que les processus de consolidation de la paix soient inclusifs, en associant notamment les artisans de la paix locaux, en particulier des femmes et les jeunes qui sont souvent l avant-garde de ces activit s et qui sont aussi les plus touch s par les conflits. Il a cit des exemples encourageants en provenance d Afghanistan, du Niger, de l Iraq et de nombreux autres endroits o l ONU a soutenu avec succ s les capacit s et initiatives locales de consolidation de la paix, dont beaucoup sont dirig es par des femmes. Cela est particuli rement important dans le contexte du coronavirus, qui a aggrav la vuln rabilit de ceux qui sont les moins prot g s dans la soci t . Le Ministre a galement demand de prendre en compte les besoins des femmes dans la riposte la pand mie et d assurer une repr sentation gale des femmes dans tous les processus de planification et de prise de d cisions dans les interventions li es au coronavirus. M. NIELS ANNEN, Ministre des affaires trang res de l Allemagne, a propos quatre points dans la lutte contre la pand mie de COVID-19. Premi rement, le Conseil de s curit doit encourager le Secr taire g n ral int grer pleinement l impact de la pand mie sur la s curit dans ses rapports. Le Conseil doit veiller ce que les op rations de paix et les missions politiques sp ciales de l ONU soient dot es d un mandat et de moyens pour pouvoir relever les d fis directs et indirects de la pand mie. Cela est particuli rement important pour les transitions au Darfour ou en Guin e-Bissau. Deuxi mement, a ajout le Ministre, il faut des efforts int gr s de consolidation de la paix pour r pondre la pand mie de COVID-19. Nous devons, a-t-il dit, faire progresser la coordination et la coh rence au sein du syst me des Nations Unies, de ses agences, de ses fonds et programmes. Il faut int grer les le ons tir es de la pand mie dans les processus l examen de l architecture de consolidation de la paix. Troisi mement, a poursuivi le Ministre, la consolidation et le maintien de la paix ont un besoin urgent de financement. L Allemagne, a-t-il indiqu , vient de verser 15 millions d euros au Fonds pour la consolidation de la paix. En tant que membre du Conseil de financement du Fonds pour les femmes, la paix et l action humanitaire, l Allemagne, a indiqu le ministre, a appuy la mise en place d une fen tre d intervention d urgence au Fonds, mettant sa disposition la somme de 2,5 millions de dollars. Gr ce cette fen tre, les organisations de femmes dans le monde entier peuvent demander des financements. Quatri mement, le Ministre a plaid pour des approches inclusives afin de renforcer la r silience. Tous les efforts seront vains s ils ne sont pas fond s sur l appropriation nationale, a-t-il pr venu. Le respect des droits de l homme et des processus politiques inclusifs, permettant tous les segments de la soci t , en particulier les femmes, les jeunes et les groupes marginalis s, de participer de mani re significative, sont essentiels pour renforcer la r silience, a profess le Ministre. La Chine a soulign que la solidarit et la coop ration sont l arme la plus puissante dans la lutte mondiale contre la COVID-19, les pays touch s par des conflits tant le maillon le plus faible de cette lutte. Elle a appel toutes les parties un conflit r pondre d s que possible l appel du Secr taire g n ral qui demande un cessez-le-feu mondial, non seulement pour d poser les armes et faire taire les armes, mais aussi pour coordonner les actions contre la COVID-19. La Chine, qui collabore avec la Commission de consolidation de la paix pour fournir des programmes de r ponse et de reconstruction adapt s aux pays, a sugg r au Fonds pour la consolidation de la paix de red finir les priorit s de ses projets et de ses ressources cette fin. Estimant galement que les sanctions unilat rales sapent gravement la capacit des pays cibl s r pondre la pand mie et sauvegarder les moyens de subsistance, elle a exhort une fois de plus les pays concern s admettre les cons quences humanitaires n gatives de ces sanctions unilat rales et lever celles-ci. Passant en revue les actions men es par la Chine depuis l pid mie de COVID-19, la d l gation a dit avoir fait son possible pour soutenir et aider les pays dans le besoin, y compris un grand nombre de pays inscrits l ordre du jour du Conseil. En juin, le pr sident Xi Jinping a pr sid un sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarit contre la COVID-19. De plus, la Chine a d cid d annuler la dette des pr ts sans int r t des pays africains concern s d ici la fin de 2020. La Chine a galement annonc que le d veloppement et la distribution du vaccin COVID-19 chinois, une fois disponible, deviendra un bien public mondial. La Chine est pr te continuer d apporter des biens m dicaux aux pays touch s, partager son exp rience en mati re de diagnostic et de traitement et envoyer des experts m dicaux pour aider les pays dans leur riposte la pand mie. Compte tenu de l impact de la COVID-19, la Chine a appel repenser et am liorer le maintien de la paix et renforcer les approches de consolidation de la paix. Ces r ponses doivent, selon elle, tre centr es sur les personnes pour d velopper un ensemble de m thodes efficaces permettant de lutter contre la pand mie. S agissant de la consolidation de la paix, la Chine a demand de placer les int r ts des citoyens au premier plan, de respecter l appropriation par les peuples des pays h tes et de promouvoir un processus de paix inclusif. Elle a galement plaid en faveur d un maintien de la paix par le d veloppement. Le processus de consolidation de la paix dans les pays touch s par un conflit peut facilement revenir la case d part apr s une ou deux crises en raison de la faible base socio conomique des pays, a-t-elle soulign en martelant que le d veloppement est la clef principale pour r soudre tous les probl mes. D s lors, la communaut internationale devrait attacher une grande importance l impact de la COVID-19 sur la situation socio conomique des pays touch s par un conflit, et les aider am liorer la capacit de d veloppement durable, renforcer leurs syst mes de sant publique et pr server et faire progresser les acquis de la consolidation de la paix. La Chine a galement insist sur l imp rieux renforcement du leadership politique et sur la participation de l ensemble de la soci t . Dans de nombreux pays, un leadership politique fort et une coh sion sociale ont rendu possible la d tection pr coce, l isolement, le diagnostic et le traitement des cas de COVID-19, a expliqu la Chine pour laquelle il est important de renforcer l autorit des gouvernements l gitimes des pays touch s par un conflit, afin qu ils puissent conduire l ensemble de la soci t vers la consolidation de la paix, la s curit et de la stabilit long terme. La pand mie du COVID-19 continue de faire des victimes alors qu elle met l preuve notre d termination collective - en tant que nations, r gions et communaut internationale, a constat Saint-Vincent-et-les Grenadines. Les perturbations de la cha ne d approvisionnement et la forte baisse des activit s conomiques ont exacerb les in galit s tandis que les confinements prolong s ont eu des cons quences d sastreuses pour les op rations humanitaires, le secteur de l ducation et autres protections sociales, essentiels la paix. Dans les pays touch s par un conflit, la pand mie a accentu les risques s curitaires alors que des accords de paix d licats ont t fragilis s. De nombreuses parties bellig rantes, y compris des groupes arm s, continuent d ignorer les appels de l ONU un cessez-le-feu mondial. Les personnes vuln rables ont t affect es de mani re disproportionn e par les p nuries alimentaires, les d placements ou la violence sexuelle et fond e sur le sexe, avec le risque de r duire n ant les acquis de la consolidation de la paix. Cependant, a constat la d l gation, ces derniers mois, l architecture de consolidation de la paix des Nations Unies a jou un r le crucial pour renforcer les arrangements institutionnels entre les E tats et les institutions financi res internationales, lesquels arrangements sont essentiels pour viter les conflits dans de nombreux contextes fragiles. Saint-Vincent-et-les Grenadines s est f licit du Plan mondial de r ponse humanitaire pour le COVID-19 et du Fonds pour la consolidation de la paix. Mais, a-t-il pr venu, les deux restent largement sous-financ s. La d l gation a fait un appel du pied aux donateurs et au secteur priv en faveur de ces v ritables bou es de sauvetage . Les donateurs, a-t-elle pr cis , doivent honorer leurs engagements s agissant de l APD et de l all gement de la dette. Pour finir, la d l gation a estim qu il faut renoncer aux mesures coercitives unilat rales qui entravent la capacit des pays de faire face la pand mie. La F d ration de Russie a d embl e d nonc l un des trois invit s du Conseil de s curit qui a utilis le d bat d aujourd hui pour introduire un sujet qui est tout fait tranger au sujet de la discussion du jour . Elle a demand au Pr sident du Conseil de dissuader les invit s d abuser des r unions du Conseil de s curit et coller l ordre du jour annonc . La d l gation a rappel que la r ponse du Conseil l pid mie d Ebola, il y a plusieurs ann es, avait contribu , en introduisant des mesures sp cifiques dans les r solutions sur le Lib ria et la R publique d mocratique du Congo, contenir la propagation du virus et en att nuer les cons quences avec l aide de l ONU et de la communaut internationale. Cette r ponse a prouv l efficacit de la r action du Conseil aux pand mies dans des contextes de pays, plut t que dans un contexte global, a estim la F d ration de Russie en faisant valoir que ce sont les organismes comp tents des Nations Unies responsables de certains aspects qui doivent apporter des r ponses professionnelles et des efforts d att nuation et de rel vement. Elle a soulign cet gard le r le crucial de l OMS pour assurer la coh rence de la r ponse multilat rale la pand mie de COVID-19 et son impact, en particulier les aspects m dicaux. La communaut internationale devrait soutenir conjointement les travaux de l OMS, a recommand la d l gation. La Russie s est dit pr occup e par les tentatives signal es de groupes arm s ill gaux de profiter de la pand mie pour obtenir des avantages sur le terrain et saper les processus de paix, notant une augmentation de l activit terroriste a t signal e dans la r gion du Sahara-Sahel. Elle a donc plaid pour que la pause humanitaire et la cessation des hostilit s ne s appliquent pas aux op rations de lutte contre le terrorisme, comme le recommande la r solution 2532 (2020). Il est n cessaire d assurer la continuit et l efficacit des efforts de consolidation de la paix de l ONU, tout en respectant strictement les directives applicables en mati re de sant publique, a ajout la Russie. A cet gard, la Commission de consolidation de la paix (CCP)pourrait contribuer mobiliser un soutien financier pour renforcer les syst mes de sant nationaux surcharg s, la demande des gouvernements h tes, a sugg r la d l gation. L une des mesures urgentes du rapport susmentionn du Secr taire g n ral sur les responsabilit s partag es est la n cessit de renoncer aux sanctions qui limitent s rieusement la capacit des pays touch s r pondre aux d fis li s la pand mie, a rappel la F d ration de Russie en disant soutenir ces propositions du Secr taire g n ral et en soulignant les effets socio conomiques dangereux et aggravants des sanctions unilat rales sur le maintien de la paix, principalement dans les pays en d veloppement. La Russie a propos que le Secr tariat de l ONU pr pare une note d orientation sur l impact des sanctions sur la lutte contre la COVID-19, qui pourrait inclure une valuation des cons quences n gatives des mesures coercitives sur la consolidation de la paix et le maintien de la paix. Enfin, la Russie a indiqu avoir allou plus de 30 millions de dollars pour soutenir les r ponses la pand mie, signalant avoir officialis hier le premier enregistrement de vaccins contre la COVID-19 dans le monde. Les tests cliniques ont montr des niveaux lev s de son efficacit et de sa s curit . Plusieurs autres vaccins prometteurs sont en cours de pr paration pour des tests cliniques, a ajout la d l gation en indiquant galement que plusieurs agents antiviraux russes pour le traitement de la COVID-19, ainsi que des diagnostics, sont d j enregistr s dans le pays. Nous sommes pr ts coop rer internationalement avec tous les partenaires int ress s dans le d veloppement et l introduction de vaccins et de m dicaments afin d assurer une r ponse mondiale coordonn e la propagation de la COVID-19 et d une victoire commune sur la pand mie. La France a appel la mise en uvre collective, int gr e et coordonn e de la r solution 2532 (2020) sur la pand mie de COVID-19, port e par la Tunisie et la France, voyant dans l adoption de ce texte une tape cruciale, car elle a mis en lumi re la responsabilit collective et l unit face cette crise sans pr c dent. C est la responsabilit non seulement des membres de ce Conseil mais aussi de l ensemble des Nations Unies, a-t-elle soulign , en mettant l accent en particulier sur leur engagement de pr vention des conflits, de m diation et d action humanitaire. La Commission de consolidation de la paix a galement un r le important jouer, a not la France, en invitant pleinement soutenir le Fonds de consolidation de la paix, un outil qui a fait la preuve de sa pertinence et de son efficacit . La France a rappel que les pays en situation de conflit ou de post-conflit sont particuli rement risque dans le contexte de la pand mie. La COVID-19 et les mesures prises pour l endiguer ont pu alimenter les tensions, engendrer des discours haineux voire des violences, a-t-elle relev . Elles ont g n r de fausses rumeurs, des r cits anxiog nes et des actions de d sinformation, alors que certains ont t tent s de profiter de la pand mie pour restreindre les libert s publiques. La pand mie a aussi mis mal la confiance dans les institutions et la r silience conomique des plus vuln rables. Compte tenu de tout cela, la France a invit r fl chir collectivement aux moyens de lutter contre ces menaces. L un des l ments clefs de la stabilit de ces pays est la r silience de leurs syst mes de sant , a-t-elle affirm avant d appeler soutenir les efforts de l ONU et de l OMS en ce sens. L OMS doit notamment tre confort e dans son r le normatif, d alerte et de coordination. Cela n exclut pas, le temps venu, de tirer les le ons de la gestion de la crise actuelle et d engager les r formes n cessaires, a pr cis la d l gation. Pour sa part, la France a engag 500 millions d euros dans le projet ACT-A, dont elle a t l origine, pour acc l rer le d veloppement et l acc s aux traitements, diagnostics et vaccins contre la COVID-19. La d l gation a galement r it r l importance de l int gration d une perspective de genre dans la r ponse la crise de COVID-19, et d une attention particuli re aux femmes et la jeunesse en tenant compte de leurs besoins sp cifiques dans la r ponse la pand mie, et en garantissant leur participation pleine, active et effective tous les niveaux de d cision, afin de reconstruire de mani re durable et galitaire. La France contribuera activement cette r flexion notamment travers l organisation du Forum de Paris pour la paix en novembre 2020 puis, en partenariat avec ONU-Femmes et le Mexique, du Forum G n ration E galit . Les E tats-Unis ont salu le fait que plusieurs groupes arm s aient d clar un cessez-le-feu en r ponse l appel du Secr taire g n ral, avant m me l adoption de la r solution 2532. Malheureusement, nombre d entre eux sont en train de s effondrer, notamment aux Philippines, a regrett la d l gation qui s est aussi inqui t e du regain des tension entre l Arm nie et l Azerba djan. Les E tats-Unis ont vivement condamn les organisations terroristes qui cherchent profiter de la situation, pointant notamment Daech et Al-Qaida, lesquels font de la pand mie un outil de recrutement. Les E tats-Unis ont dit avoir contribu de plus de 1,6 milliard de dollars l aide conomique, sanitaire et humanitaire, une somme qui vient s ajouter aux pr s de 2 milliards de dollars d j promis pour la lutte contre la COVID-19 dans le monde. Cette aide fait elle-m me partie des plus de 12 milliards de dollars vers e par le Gouvernement am ricain pour la riposte mondiale, notamment le d veloppement de vaccins et des th rapies. Les E tats-Unis ont appel la communaut internationale faire preuve du m me engagement face d autres crises humanitaires en cours. La COVID-19 ne se contente pas de causer des morts, il paralyse aussi les conomies du monde entier. Lorsque l on examinera comment g rer au mieux de futures pand mies et limiter leur impact sur la s curit internationale, il faudra, ont dit les E tats-Unis, tirer les enseignements de la COVID-19 et reconnaitre l importance vitale de la transparence. Il est galement crucial de veiller la mise en place de mesures de protection dans les zones de conflit ou risque. La COVID-19 est bien plus qu une crise sanitaire, a d clar la R publique dominicaine, y voyant un probl me multidimensionnel avec des cons quences et des d fis complexes et imbriqu s pour la consolidation de la paix. Comme le reconna t la r solution 2532, les progr s de la consolidation de la paix et du d veloppement r alis s par les pays en transition et sortant d un conflit pourraient tre annihil s par la pand mie, a-t-elle rappel . Dans les pays fragiles et touch s par des conflits, cette pand mie bouleverse les conomies et les soci t s, aggrave encore les causes profondes des conflits et r duit l espace humanitaire. La violence sexiste s intensifie ainsi que les autres violations des droits humains. La pand mie a mis au jour des in galit s structurelles et les disparit s dans l acc s aux services de base. D s lors, le renforcement de la coop ration internationale est particuli rement important, a affirm la R publique dominicaine, parlant aussi de la coop ration Sud-Sud et triangulaire et insistant sur la responsabilit partag e et la solidarit mondiale. Une partie de la solution la pand mie passe par des r ponses sensibles aux conflits et aux risques. Il faut renoncer aux r ponses trop s curitaires et celles qui r duisent l espace civique. Il faut tirer parti de l expertise de la soci t civile, en particulier des groupes de femmes et de jeunes. La vision des jeunes, a dit la R publique dominicaine, n est pas de rebondir apr s cette pand mie, mais de reconstruire en mieux . Si l on suit cette approche et si l on comprend que des crises comme Ebola ont offert un espace pour r aliser des objectifs essentiels de consolidation de la paix, alors il faut consid rer la COVID-19 comme une fen tre d opportunit , a conclu la R publique dominicaine. Le Royaume-Uni a dit tre d termin , en tant que membre de ce Conseil et seule conomie de pointe atteindre l objectif de 0,7% d APD, faire tout ce qui est en son pouvoir pour viter que les pays ne basculent dans la crise. Avec la crise de la COVID-19, cela signifie jouer son r le pour garantir une action multilat rale coordonn e, globale et collaborative, a expliqu la d l gation qui veut donner la priorit aux pays qui sont les plus vuln rables aux chocs. Cela signifie aussi qu il faut trouver des r ponses adapt es et calibr es aux risques et se mobiliser pour pr venir les crises dans un esprit de solidarit . Le Royaume-Uni est pr occup par les cons quences de la COVID-19 sur les personnes les plus vuln rables du monde, et, dans cet esprit, est en train de red finir la priorit de certains de ses programmes existants. Malgr les pressions exerc es sur l conomie mondiale, il faut mobiliser des ressources pour les pays qui en ont le plus besoin, a estim la d l gation. C est la raison pour laquelle, en collaboration avec l Inde, le Royaume-Uni a fait pression pour un plan d action ambitieux du G20, avec 200 milliards de dollars de soutien de la Banque mondiale et des banques r gionales de d veloppement pour l investissement dans les programmes de sant et l aide fiscale d urgence aux pays les plus pauvres. La d l gation a galement abord l imp ratif de l acc s universel et quitable au futur vaccin pour les plus vuln rables du monde. Pour le Royaume-Uni, il est important que le syst me des Nations Unies fasse plus pour int grer la consolidation de la paix et la sensibilit aux conflits dans les r ponses humanitaires, conomiques et les efforts de d veloppement face la COVID-19. Ainsi, il a recommand que l ONU et ses partenaires aident les pays g n rer une appr ciation commune des risques de conflit afin de s assurer que les r ponses n exacerbent pas par inadvertance les facteurs d instabilit . Par cons quent, le Royaume-Uni a demand au Secr taire g n ral de fournir des orientations suppl mentaires au syst me des Nations Unies sur cette question sous la forme d une note d orientation. Mais l ONU ne peut elle seule emp cher les pas en arri re en termes de paix et de d veloppement, a poursuivi la d l gation. Il faut travailler ensemble pour emp cher la d stabilisation, a estim le Royaume-Uni qui est gravement pr occup par le risque croissant de famine en 2020, acc l r par l impact de la COVID-19. De plus, la complexit de la crise de la COVID-19 rend essentielle la collaboration entre l ONU et les institutions financi res internationales pour une r ponse internationale efficace. Les r ponses macro conomiques men es par ces institutions et les r ponses socio conomiques men es par l ONU devraient jouer des r les compl mentaires, a conclu le Royaume-Uni. A l intention des organes d information Document non officiel.


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