Saturday 17 April 2021
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reliefweb - 2 month ago

CAR: Le Secrétaire général rappelle le souhait des Centrafricains de voir les auteurs de crimes graves répondre devant la justice

Country: Central African Republic Source: UN Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic La d t rioration de la situation humanitaire, les violations des droits de l homme et l impact des violences actuelles sur le fonctionnement du secteur de la justice en R publique centrafricaine font partie des points contenus dans le rapport de Secr taire g n ral des Nations unies, pr sent mercredi au Conseil de s curit et abord jeudi Bangui, lors de la conf rence de presse hebdomadaire de la MINUSCA. Le peuple de la RCA continue d exiger que ceux qui ont commis des crimes graves et des violations des droits de l homme et du droit humanitaire international soient traduits en justice , a rappel le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, citant un passage du rapport publi le 16 f vrier dernier. Le Secr taire g n ral condamne la violence qui persiste depuis l invalidation de la candidature de Fran ois Boziz l lection pr sidentielle, et d nonce le co t incalculable et inexcusable en termes de vies civiles et pour les institutions nationales . Selon le rapport, la situation humanitaire s est d t rior e en raison des attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires, des tensions intercommunautaires et de la violence des groupes arm s, ce qui fait que plus de la moiti de la population (2,8 millions de personnes) a besoin d une aide humanitaire et d une protection tandis que depuis la mi-d cembre, environ 240.000 personnes ont t nouvellement d plac es, et en janvier 2021, 66 incidents contre des travailleurs humanitaires ont t signal s, soit le plus grand nombre jamais enregistr . Les groupes arm s cit s dans le rapport sont le 3R, le MPC, l UPC, un groupement du FPRC et les anti-Balakas ailes Mokom et Nga ssona. De m me, le Secr taire g n ral constate dans son rapport que la violence lectorale a eu de graves r percussions sur le fonctionnement du secteur de la justice. Au 1er f vrier, 69 % des 208 membres du personnel judiciaire pr vus taient en poste et 60 % des tribunaux de premi re instance et d appel taient op rationnels. Le Minist re de la justice a suspendu toutes les missions judiciaires temporaires dans les zones contr l es par des groupes arm s en raison de la violence alors que la MINUSCA apportait un appui pour le transfert Bangui des magistrats de Bangassou, Bouar et Paoua , peut-on lire dans le document. J invite les autorit s nationales redoubler d efforts, par le truchement du syst me judiciaire, pour que les responsables rendent des comptes et pour faire progresser la lutte contre l impunit de mani re impartiale et ind pendante , indique le rapport, appelant aussi la lutte contre l incitation la haine visant notamment la MINUSCA et les partenaires. Le porte-parole de la MINUSCA a galement voqu le plaidoyer du Secr taire g n ral pour une augmentation de l effectif des casques bleus - 2750 militaires et 940 policiers suppl mentaires -, pour accro tre la capacit de la Mission s acquitter des t ches prioritaires de son mandat compte tenu de l volution actuelle de la situation . Ces moyens accrus ne remplacent en aucun cas la responsabilit premi re des autorit s nationales qui est de faire progresser le processus de paix et de prot ger la population et ne constituent pas non plus une solution militaire aux d fis actuels , indique le Secr taire g n ral dans son rapport, en rappelant que seule une solution politique permettra d instaurer une paix et un d veloppement durables . Sur un autre chapitre, le porte-parole est revenu sur la d claration de la Coordinatrice humanitaire des Nations unies en RCA, Denise Brown et du Repr sentant de l UNICEF en RCA, Fran Equiza, qui se disent extr mement pr occup s par l impact de la r cente escalade de violence en R publique centrafricaine sur l ducation de centaines de milliers d enfants dans le pays . Selon eux, au moins 26 coles dans le pays sont toujours occup es par des groupes arm s 999 ne sont pas op rationnelles en raison des combats, l UNICEF se disent d termin s travailler en troite collaboration avec le gouvernement, nos partenaires de mise en uvre et les communaut s pour faire en sorte que les coles puissent tre rouvertes et r habilit es sans plus attendre . De son c t , le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, a indiqu qu un total de 2025 patrouilles diurnes et nocturnes ont t men es la semaine coul e par les soldats de la paix pour la protection des populations ainsi que des escortes sur le corridor Bangui-Garoua-Boula et des actions pour pr venir des attaques de groupes arm s. Nous rappelons que les casques bleus ont eu assumer seuls les t ches d volues aux forces de d fense et de s curit dans de nombreuses localit s , a-t-il dit, citant leur posture robuste Bossangoa, Bossemb l ou lors de l attaque du 13 janvier 2021, dans la p riph rie de Bangui. Concernant l action de la Force sur la principale route d approvisionnement vers le Cameroun, il a expliqu qu elle a d red ployer certains de ses hommes pour pouvoir s curiser les convois. De son c t , la porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Mazalo Agba, a d clar que 11 personnes ont t transf r es Bangui par vol UN, dont cinq en provenance de Grimari, deux de Bouar, deux de Paoua pour atteinte la suret de l Etat et association de malfaiteurs. Deux autres, en provenance d Alindao, ont t transf r es vers la capitale pour meurtre et non-assistance des personnes en danger. Ils ont tous t conduits la Section de Recherches et Investigation de la Gendarmerie . Lors de ce point de presse, la MINUSCA a diffus son rapport hebdomadaire sur la situation des droits de l homme et du droit international humanitaire dans le pays, marqu par 24 abus et violations ayant affect au moins 32 victimes, entre le 16 et le 22 f vrier. Quant la protection des enfants, le rapport de la MINUSCA fait tat de 44 violations graves des droits des enfants, entre le 12 et le 18 f vrier, dont 11 viols commis par des membres des groupes arm s alli s, de l UPC, du MPC et des anti-Balakas, ainsi que 30 cas de recrutement et utilisation des enfants par la coalition anti-Balaka-3R.


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