Wednesday 19 May 2021
Home      All news      Contact us      RSS     
reliefweb - 1 month ago

Tchad : Répression préélectorale contre les opposants

Country: Chad Source: Human Rights Watch Les autorit s devraient mettre fin aux mauvais traitements et aux passages tabac, respecter le droit de r union et enqu ter sur les abus (Nairobi) - Les forces de s curit tchadiennes ont exerc une r pression implacable contre les manifestants et l opposition politique l approche de l lection pr sidentielle du 11 avril 2021, compromettant ainsi la possibilit pour les Tchadiens de choisir librement leurs repr sentants lus, a d clar Human Rights Watch aujourd hui. L actuel pr sident Idriss D by Itno, qui dirige le Tchad depuis la destitution du dirigeant autocrate Hiss ne Habr en d cembre 1990, se pr sente pour un sixi me mandat. Depuis f vrier, une coalition de groupes non gouvernementaux, de syndicats et de partis politiques d opposition a organis des manifestations pacifiques dans la capitale, N Djam na, et dans d autres villes du pays, malgr l interdiction des rassemblements publics impos e par le gouvernement. Des t moins ont d crit comment des membres des forces de s curit ont pass tabac des manifestants avec des fouets, des b tons et des matraques ; extrait de force un bless d une voiture et battu d autres passagers ; arr t arbitrairement des dizaines de personnes ; et tu la m re d un chef de l opposition, lors d une attaque contre le domicile de celui-ci. Un manifestant a galement d clar qu il avait t soumis des d charges lectriques pendant sa d tention. Alors m me que de nombreux Tchadiens descendent courageusement dans la rue pour r clamer pacifiquement le changement et le respect de leurs droits fondamentaux, les autorit s tchadiennes r pondent en crasant la dissidence et radiquant l espoir d une lection quitable ou cr dible , a d clar Ida Sawyer, directrice adjointe de la division Afrique Human Rights Watch. Les autorit s devraient respecter les libert s d expression et de r union, veiller ce que la police fasse preuve de retenue lors des manifestations de l opposition, et enqu ter d urgence sur l agression mortelle contre la famille d un dirigeant de l opposition et sur d autres all gations d abus . Entre le 22 et le 30 mars, Human Rights Watch a men des entretiens par t l phone avec 24 activistes des droits humains, des manifestants, des dirigeants et membres de partis d opposition, des avocats et des journalistes. Human Rights Watch a galement analys des vid os et des photographies, et examin les informations publi es dans plusieurs m dias et par des organisations nationales et internationales de d fense des droits humains. Human Rights Watch s est entretenu par t l phone avec le ministre tchadien de la Justice, Djimet Arabi, le 7 avril. Il a expliqu que les forces de s curit avaient agi avec professionnalisme pendant les manifestations. Il a ajout qu elles avaient la responsabilit de mettre fin aux manifestations qui avaient t interdites et qui engendraient parfois de la violence et le d sordre public, avec des manifestants br lant des pneus sur diverses routes . Les recherches de Human Rights Watch ont montr que les forces de s curit ont utilis des gaz lacrymog nes pour disperser des manifestants pacifiques N Djam na les 6 f vrier, 15 f vrier, 20 mars et 27 mars, blessant des dizaines de manifestants et de passants. Elles ont galement proc d l arrestation arbitraire d au moins 112 membres et sympathisants de partis d opposition et d activistes de la soci t civile, dont certains ont t rou s de coups et soumis d autres mauvais traitements. Lors d une attaque brutale contre le domicile de Yaya Dillo, un dirigeant de l opposition politique et candidat la pr sidence, le 28 f vrier, les forces de s curit ont tu sa m re g e de 80 ans, et bless cinq autres membres de sa famille. Le ministre de la Communication, Ch rif Mahamat Zene, a d clar dans un communiqu du 28 f vrier que l objectif du raid tait d arr ter Dillo, qui tait sous le coup de deux mandats d arr t auxquels il ne s tait pas conform . Il a ajout que Dillo avait [oppos ] une r sistance arm e et que deux personnes avaient t tu es et cinq autres bless es lors des tirs d armes, dont trois membres des forces de l ordre. Les t moins avec lesquels s est entretenu Human Rights Watch rejettent toutefois cette version des faits, et maintiennent qu il n y a pas eu de r ponse arm e au domicile de Dillo. Les manifestants ont d clar Human Rights Watch qu ils protestaient pour demander un changement politique et mettre fin aux injustices sociales et conomiques. Ils ont cit les taux effarants de pauvret , qui se perp tuent malgr les vastes ressources p troli res dont dispose le pays. Le Tchad est en derni re position dans l indice du capital humain 2020 de la Banque mondiale, tandis que le Programme des Nations Unies pour le d veloppement a class le Tchad la 187 me position sur 189 pays dans son indice de d veloppement humain 2020. Nous sommes une nation riche en p trole, mais la population reste d sesp r ment pauvre parce que les ressources sont mal utilis es , a d clar Human Rights Watch Mahamat Nour Ibedou, un minent d fenseur tchadien des droits humains. En marge d une lite immens ment riche compos e de quelques personnes proches du gouvernement, il y a toute une population qui lutte pour sa survie, vit dans des conditions d sastreuses et ne mange qu une fois par jour . Dix-sept personnes ont d pos leur candidature l lection pr sidentielle. Le 3 mars, la Cour supr me du Tchad a d clar que seuls 10 d entre eux avaient t autoris s se pr senter, rejetant les autres candidats au motif que leurs partis n taient pas l galement constitu s . Apr s le raid meurtrier au domicile de Yaya Dillo, certains candidats se sont retir s, notamment Saleh Kebzabo, pr sident du parti d opposition de l Union nationale pour la d mocratie et le renouveau(UNDR), qui a d nonc le climat d ins curit et la militarisation vidente du climat politique et appel au boycott des lections. Apr s l attaque de son domicile, Dillo, dont la candidature n a pas t accept e a choisi d entrer dans la clandestinit . Les partis d opposition ont galement accus le gouvernement d utiliser la r glementation sur le Covid-19 pour bloquer le bon d roulement de leurs campagnes lectorales et interdire les rassemblements politiques, notamment en imposant un confinement strict N Djam na du 1er janvier au 10 mars 2021. Les autorit s ont utilis la pand mie comme excuse pour touffer l opposition politique , a d clar Human Rights Watch Mahamat Ahmat Lazina, pr sident du parti d opposition Mouvement national pour le changement au Tchad (MNCT). Elles ont impos un confinement non pas parce qu ils se souciaient de la sant des gens, mais parce qu elles voulaient emp cher les partis d opposition de mobiliser des soutiens. Le pr sident D by s est rendu dans toutes les provinces du Tchad pour organiser des r unions avec des centaines de personnes, alors que nous tions forc s de rester chez nous . L usage excessif de la force contre des manifestants viole non seulement leurs droits la libert d expression, de r union et d association, mais aussi l interdiction absolue d infliger des traitements inhumains et d gradants et de pratiquer la torture. Le gouvernement tchadien devrait demander aux policiers et aux gendarmes de se conformer aux Principes de base des Nations Unies sur le recours la force et l utilisation des armes feu par les responsables de l application des lois et aux Lignes directrices de la Commission africaine des droits de l homme et des peuples pour le maintien de l ordre lors des r unions en Afrique. Selon ces principes, les agents charg s de l application des lois ne peuvent recourir la force que lorsque cela est strictement n cessaire et dans la mesure requise pour atteindre un objectif l gitime de maintien de l ordre. Toute personne n ayant pas agi en conformit avec ces principes doit tre tenue pour responsable et sanctionn e de mani re appropri e. Les violations des droits humains et le d ni des libert s fondamentales ont min la cr dibilit de l lection qui se d roulera prochainement au Tchad , a d clar Ida Sawyer. Les partenaires internationaux du Tchad ne doivent pas fermer les yeux sur ces abus, mais plut t faire pression sur le gouvernement pour qu il respecte la libert de r union, qu il encadre les forces de s curit et qu il veille ce que les responsables d abus aient rendre des comptes . Informations compl mentaires sur la r cente r pression au Tchad Contexte Le Tchad a re u un soutien international important pour son r le dans la lutte contre les groupes arm s islamistes au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Le Tchad a engag 1 000 soldats dans la Force conjointe du G5 Sahel une force militaire cr e pour contrer les groupes arm s islamistes dans la r gion du Sahel, avec le soutien de l Union europ enne, de l Arabie saoudite et des E tats-Unis, entre autres. Le Tchad a galement engag quelques 3000 soldats dans la Force multinationale mixte, une force militaire conjointe mandat e par l Union africaine pour r pondre aux attaques de Boko Haram dans le bassin du lac Tchad, avec le soutien de l Union europ enne, de la France, du Royaume-Uni et des E tats-Unis. N Djam na est le site du quartier g n ral de l Op ration Barkhane, men e par des forces antiterroristes fran aises au Mali. Pourtant, le gouvernement de D by a de longs ant c dents en mati re de r pression des libert s fondamentales et d interdiction ou de r pression des manifestations pacifiques. Des avocats ont d clar Human Rights Watch que si l article 28 de la Constitution r vis e de 2018 garantit la libert de r union, la loi qui r glemente les conditions dans lesquelles les rassemblements peuvent tre soumis restrictions n a jamais t adopt e, ce qui conduit les autorit s s appuyer sur d anciens d crets datant de 1962, pour interdire des manifestations pacifiques. R pression des manifestations des 6 et 15 f vrier Selon plusieurs m dias et Amnesty International, les forces de s curit ont tir des gaz lacrymog nes pour disperser des manifestations pacifiques N Djam na le 6 f vrier et ont arr t des dizaines de personnes, dont Mahamat Nour Ibedou, secr taire g n ral de la Convention tchadienne des droits de l homme. Success Masra, chef du parti d opposition Les Transformateurs, qui participait la manifestation, a trouv refuge l ambassade des E tats-Unis N Djam na. Le 11 f vrier, l ambassade a publi une d claration disant qu elle avait re u l assurance du gouvernement tchadien que Masra ne serait pas arr t s il quittait l ambassade et a demand Masra de partir. Il n a pas t arr t depuis qu il a quitt l ambassade. Le 15 f vrier, la police de N Djam na a tir des gaz lacrymog nes pour disperser une marche pacifique organis e par le parti d opposition MNCT, d autres partis politiques et des organisations de la soci t civile. Plusieurs manifestants et leurs avocats ont d clar Human Rights Watch que la police a arr t plus de 30 manifestants et en a pass de nombreux autres tabac. Deux d entre eux ont t d tenus pendant neuf jours sans inculpation, tandis que les autres ont t lib r s le jour de leur arrestation, eux aussi sans tre inculp s. Le pr sident du MNCT, Lazina, figurait parmi les personnes arr t es. Plus tard, il a d clar Human Rights Watch : Ils m ont emmen au commissariat du troisi me arrondissement de N Djam na, puis dans un b timent du service de renseignement de la police situ dans la m me enceinte. Ils m ont battu. Six policiers et agents des services de renseignement en civil m ont frapp avec des b tons et m ont donn des coups de pied r p t s dans le dos . Lazina a t lib r plus tard dans la journ e. Human Rights Watch a examin le dossier m dical de Lazina tabli par un m decin de l H pital Sultan Ch rif Kasser de N Djam na le 16 f vrier, qui a tabli que Lazina tait temporairement invalide en raison de douleurs vert brales, pelviennes et thoraciques cons cutives un traumatisme subi le 15 f vrier. Un membre du MNCT g de 46 ans, qui faisait galement partie des personnes arr t es, a d clar avoir t tortur au si ge des services de renseignement de la police par des hommes en civil : Ils m ont battu et m ont administr des d charges lectriques avec des c bles, trois reprises, le jour de mon arrestation. Ils voulaient que j avoue, que je leur dise qui avait organis la marche et qui tait derri re les manifestations. Ils m ont galement frapp plusieurs reprises avec un fouet avant de me jeter dans une cellule o j ai dormi pendant huit jours m me le sol . Attaque de la maison de Yaya Dillo le 28 f vrier Yaya Dillo, candidat la pr sidence et ancien repr sentant du Tchad aupr s de la Communaut conomique et mon taire de l Afrique centrale (CEMAC), a d clar Human Rights Watch que des membres de la garde pr sidentielle, des soldats et des policiers avaient attaqu son domicile vers 5 heures du matin le 28 f vrier. Human Rights Watch s est entretenu avec quatre autres t moins de l attaque et a examin des photographies du corps de la m re de Dillo et des bless s, ainsi que des vid os montrant sa maison et ses biens endommag s lors de l attaque. Yaya Dillo et quatre autres t moins ont d clar que les forces de s curit ont tu la m re et l un des fils de Dillo, et ont bless au moins cinq autres membres de sa famille. Le ministre tchadien de la Justice a toutefois d clar Human Rights Watch que le fils de Dillo n avait pas t tu dans l attaque. Des vid os montrent qu au moins un membre des forces de s curit a t bless . Des t moins ont d clar que d autres membres des forces de s curit lui avaient tir dessus alors qu il refusait l ordre de lancer l assaut contre le domicile de Dillo. Le ministre tchadien de la Justice a d clar que deux membres des forces de s curit avaient t tu s et que trois ou quatre autres avaient t bless s. Il a ajout qu une enqu te judiciaire a t ouverte pour d terminer qui taient les personnes responsables de la mort de la m re de Dillo, et de la mort de deux membres des forces de s curit . Ils sont venus avec des v hicules militaires pour me d truire, moi et ma maison , a d clar Dillo Human Rights Watch. Ils ont tir sans distinction sur tous les civils qui taient dans la maison. Ils ont tu un de mes fils, un enfant de 11 ans, et ma m re de 80 ans . Un t moin de l attaque a d clar que les soldats ont encercl la maison de Dillo et ont p n tr de force dans son enceinte avec des v hicules militaires : Ils ont cras le portail de l enceinte avec un v hicule blind et ont fracass au moins quatre v hicules gar s dans la cour. Nous, les personnes qui s taient rassembl es dans la maison de Dillo, avons r sist en jetant des pierres et d autres objets sur les soldats . Un autre t moin, membre de la famille de Dillo, a d clar avoir t bless par balle au tibia droit lorsque les soldats ont commenc tirer l int rieur de la maison de Dillo : Les militaires nous ont mitraill de coups de feu. Ils ont tir plusieurs reprises et l une des balles m a touch la jambe. Je suis tomb et j ai t emmen l h pital pour tre soign . Alors que le ministre tchadien de la Justice a d clar Human Rights Watch qu il y avait des hommes arm s avec Dillo qui ont r pondu aux forces de s curit par des coups de feu, tous les t moins qui se sont entretenus avec Human Rights Watch ont ni qu il y ait eu au domicile de Dillo des personnes arm es ayant tir sur les forces de s curit , ou les ayant pouss es recourir aux armes ou la force meurtri re. Dillo avait refus , sur les conseils de ses avocats, de r pondre un pr c dent mandat d arr t car, selon eux, ce mandat n a pas t ex cut l galement. Netblocks, une organisation but non lucratif qui surveille la censure sur Internet, a signal que l acc s Internet au Tchad a t gravement perturb le 28 f vrier apr s le raid meurtrier chez Dillo. Plusieurs autres personnes interrog es ont confirm cette information. Un journaliste bas N Djam na a d clar : Le gouvernement tait extr mement nerveux car les sc nes de l attaque [du domicile de Dillo] avaient t film es par des t moins et circulaient sur les r seaux sociaux. Je n ai pas eu acc s Internet pendant plusieurs jours et j ai d acheter une carte SIM camerounaise pour pouvoir communiquer avec l ext rieur. Le blocage d Internet a emp ch les gens de communiquer entre eux et les journalistes de rendre compte du d roul des v nements. Le Conseil des droits de l homme des Nations Unies a condamn les mesures prises par les gouvernements pour emp cher ou perturber l acc s l information en ligne. Le porte-parole du Secr taire g n ral des Nations Unies a d clar le 1er mars que le Secr taire g n ral * **regrette le recours la violence et les pertes en vies humaines qui en ont r sult ** * la r sidence de Dillo et a exhort les autorit s * ** mener une enqu te rapide et rigoureuse sur l incident et en tenir les auteurs responsables *. Le ministre fran ais des Affaires trang res a galement appel le gouvernement tchadien ouvrir une enqu te ind pendante sur l incident, et garantir la libert de r union avant les lections. R pression des manifestations des 20 et 27 mars Dix t moins ont d clar que la police a violemment dispers des manifestations pacifiques organis es N Djam na par une coalition de groupes non gouvernementaux, de syndicats et de partis d opposition, les 20 et 27 mars. Les t moins ont d clar que la police anti- meute avait tir des grenades lacrymog nes directement sur les manifestants, les transformant en dangereux projectiles qui ont entra n des blessures graves. Human Rights Watch a examin cinq vid os de la manifestation du 20 mars N Djam na, o l on peut voir des manifestants pacifiques chanter l hymne national, demander D by de se retirer, et r clamer des emplois pour les jeunes et l acc s aux services de base pour la population. Selon huit t moins, trois avocats et plusieurs m dias, la police anti- meute a dispers la manifestation en tirant des gaz lacrymog nes et en frappant les manifestants, blessant au moins 10 personnes. Ils ont ensuite regroup et arr t au moins 40 personnes. J ai t touch et br l la cuisse gauche par une grenade lacrymog ne tir e par la police anti- meute une dizaine de m tres de distance. , a d clar un activiste de la soci t civile qui a particip la manifestation du 20 mars. La police semblait tirer ces projectiles sans discernement. Alors qu on m emmenait l h pital dans une voiture, un v hicule de police a embouti la n tre. La police nous a fait sortir de la voiture et a de nouveau tir des gaz lacrymog nes. Je ne pouvais plus respirer. L une des personnes qui se trouvaient dans la voiture avec moi s est effondr e. La police l a frapp e avec une matraque dans le dos et sur les paules avant de tous nous emmener au poste de police . Un membre d un parti d opposition qui a galement particip la manifestation a d clar : Nous attendions pour commencer la marche devant les locaux de l Union des travailleurs tchadiens lorsque la police est arriv e et a commenc tirer des gaz lacrymog nes. Ils ont tir bout portant. J ai t touch par un projectile tir sur moi environ 2 m tres de distance. J ai t bless l paule droite . Un membre d un parti d opposition qui faisait partie des manifestants du 27 mars a d clar : Nos policiers ne sont pas des professionnels. Quand ils ont tir des gaz lacrymog nes, ils n ont pas vis le sol, mais nos t tes ! J ai vu comment ils utilisaient les grenades de mani re irresponsable. Ils ont galement tir d normes quantit s de gaz lacrymog nes, rendant l air irrespirable et provoquant des vertiges ou des vanouissements parmi les manifestants . Selon les m dias, manifestants et avocats interrog s par Human Rights Watch, la police a arr t arbitrairement au moins 40 manifestants et passants lors des manifestations du 20 mars, et au moins 28 lors des manifestations du 27 mars. La police a galement pass tabac certains des manifestants lors de leur arrestation ou dans les postes de police. Tous les manifestants ont t lib r s. Le 27 mars, la police a arr t et battu Fran ois Dj komb , pr sident du parti d opposition Union sacr e pour la R publique (USPR). J ai t jet dans le v hicule de police et battu par quatre policiers, a-t-il d clar . Je me suis tordu la nuque et mon cou me fait encore mal. Un policier m a gifl deux fois, et un autre m a forc m allonger sur le v hicule en pressant ses bottes sur ma nuque . Le c l bre chanteur de rap tchadien, Alfred Ngueita Allashasko (connu sous le nom de N2A ), a d clar qu il avait t arr t deux fois, le 20 et le 27 mars. Les policiers ont t brutaux. Les deux fois, ils m ont battu, a-t-il dit. Ils m ont fait monter dans leur v hicule avec d autres manifestants et m ont donn des coups de pied avec leurs bottes. Le 20 mars, j ai galement vu un policier frapper une femme enceinte avec un b ton . Un avocat a galement d clar qu une de ses clientes, une femme enceinte qui a particip la manifestation, a t battue par un policier au commissariat du 6 me arrondissement de N Djam na puis emmen e dans un centre de sant pour y tre soign e.


Latest News
Hashtags:   

Tchad

 | 

Répression

 | 

préélectorale

 | 

contre

 | 

opposants

 | 

Sources